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22.04.2012

Le poumon vert à l’entrée de la ville

 

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Le terrain longeant la RD5 et le chemin des « Empignous », près du rond point de la route de Saussan, a été récemment le théâtre d’une plantation importante d’essences méditerranéennes par la municipalité.

Au total, ce sont 450 arbres et arbustes qui ont été plantés par l’entreprise Pousse-Clanet, durant deux semaines, dans le but d’organiser la continuité paysagère de la zone.

 

Essences méditerranéennes

 

En concertation avec l’Office National des Forêts, qui a été le maître d’œuvre pour cette opération, la municipalité a fait ainsi le choix de planter uniquement des arbres composés d’essences méditerranéennes telles que : Cèdres du Liban, Frênes à fleurs, Erables de Montpellier, Micocouliers, Aulnes à feuilles en cœur, Sorbiers domestiques, Pins pignons, ...

Mais pourquoi une plantation de ce type, implantée dans cette zone ? Eh bien, et toujours selon la mairie, « Cette biodiversité permet également de compenser les émissions de dioxyde de carbone émis par la circulation de la RD 5 et de créer un parc paysagé, véritable poumon vert, aux portes du village. »

 

03.04.2012

Le débroussaillement des terrains est une obligation

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Chaque année des incendies ravagent nos forêts causant d’importants dégâts. Le débroussaillement permet de protéger les personnes et les biens contre ces incendies. Il est une obligation pour tout propriétaire de constructions et de terrains situés en lotissement, zone d’aménagement concertée ou zones urbaines localisées à moins de 200 m d’une forêt.

« Afin de vous aider à mieux protéger votre famille, votre habitation et notre forêt contre les incendies, la mairie de Pignan vous invite à participer à une réunion d’information et de sensibilisation qui se tiendra le mercredi 4 avril à 19h00 dans la salle du conseil municipal. »

Cette réunion, animée par Marc Clopez, de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, vous apportera des informations sur la réglementation, sur les aspects techniques et répondra à  vos questions.

Plus généralement il est à signaler que le débroussaillement protège la forêt en permettant de limiter le développement d’un départ de feu accidentel à partir de votre propriété et en sécurisant les personnels de la lutte contre l’incendie. Le débroussaillement vous protège, ainsi que votre construction, en garantissant une rupture du combustible végétal qui favorise une baisse de la puissance du feu et permet ainsi une sécurité accrue.

Dans les faits, le débroussaillement : ralentit la progression du feu en le transformant en un simple feu courant, diminue sa puissance, donc les émissions de chaleur et de gaz et évite que les flammes n’atteignent des parties inflammables de votre habitation.

On peut alors ce poser trois questions essentielles, à savoir :

  • Pourquoi débroussailler ?

Le débroussaillement est une obligation de l’article L-321-5.3 du code forestier qui le définit comme l’ensemble des opérations dont l’objectif est de diminuer l’intensité et de limiter la propagation des incendies par la réduction des combustibles végétaux en garantissant une rupture de la continuité du couvert végétal et en procédant à l’élagage des sujets maintenus et à l’élimination des rémanents de coupe.

  • Comment débroussailler ?

Sur le terrain, il s’agit donc d’éliminer les végétaux susceptibles de propager l’incendie et de réduire la masse combustible vecteur du feu : en coupant les broussailles, les arbustes et certains arbres, on limite la propagation de l’incendie. En éclaircissant la strate arborée et en répartissant les pieds de telle sorte qu’il n’y ait pas de continuité du feuillage, on limite la propagation de l’incendie par les cimes des arbres. En élaguant les arbres et arbrisseaux conservés au minimum jusqu’à deux mètres, on évite la propagation de l’incendie le long des troncs dans les cimes des arbres. En éliminant les rémanents de coupes (par évacuation ou incinération en respectant l’arrêté préfectoral du 25 avril 2002 sur l’emploi du feu), on diminue l’intensité de l’incendie.

 

  • En cas de non respect de la réglementation ?

Vous vous exposez à des sanctions et à une contravention dont le montant peut s’élever à 1.500 €.
Par ailleurs, les autorités peuvent vous mettre en demeure de réaliser les travaux et prévoir une amende de 30 € par mètre carré soumis à l’obligation de débroussaillement. La commune, en dernier recours et après mise en demeure, peut faire exécuter les travaux qui sont à votre charge et vous en faire supporter tous les frais. En cas de sinistre, votre assurance habitation ne couvrira pas systématiquement les dommages. Vous pouvez également être mis en cause, si la densité excessive de végétation présente sur votre terrain a facilité la propagation d’un incendie.

 

Contact : http://www.herault.pref.gouv.fr/securite/Securite_civile/...

02.06.2011

Les Délices de la Moure devenues incontournables

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Pour cette troisième édition, le parcours des « Délices de la Moure » s’était déplacé de l’est pignanais à l’ouest, de l’abbaye de Vignogoul aux vignes surplombant la plaine. Cinq étapes amenèrent les participants à savourer vins et mets, tout en grimpant la colline et ses oliviers, pour enfin prendre une calèche et les amener dans le parc du château de Turenne pour l’étape finale.

Une balade qui avait pour but, outre d’apprécier les paysages, d’affiner les connaissances œnologiques des participants en améliorant leur ressenti des trois composantes principales d’un vin : sa robe, ses arômes et son palais. Et pour cela les organisateurs, la municipalité de Pignan en partenariat avec le syndicat des vins des Collines de la Moure et le conseil général de l'Hérault, mirent les petits plats dans les grands afin de concilier cuisine et œnologie.

-  Pour la cuisine : mise en bouche (foie gras aux noisettes, filet de loup en roulade de courgette), entrée (tartare de concombre, céleri et pomme aux huîtres pochées), plat chaud (filet de canette au jus de mûre), fromage (bavarois aux trois laits et coing confit), et dessert (carré de framboise et ses sarments aux deux chocolats)

- Pour les vins : domaines de Belle-Mare (Mèze), du Chapitre (Villeneuve les Maguelone), de la Croix de St – Julien (Cournonsec), Le Claud (St Jean de Vedas), Maspiquet (Grabels), Mujolan (Fabrègues), Puech Merle (Montarnaud), du Rieucoulon (Montpellier), St André (Mèze), les vignerons de Pignan, les caves de St Georges d’Orques, les terroirs de la Voie Domitienne (Cournonsec), ainsi que les châteaux de l’Engarran (Lavérune), de Stony (Frontignan) et de Fourques (Juvignac).

Cette randonnée gustative devient de la sorte et avec le temps, incontournable ; une date à cocher sur le calendrier, pour tous les amateurs de bons mets et de vins de pareille facture.

07.05.2011

La garrigue, telle une école de la pierre sèche

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Christine, Jérémy, Jean-Gabriel, Harold, Romuald, Grégory, Patrick, Willy, Vicentze, Stéphane, Alan et Antonio. Ils étaient tous bien présents avec leur professeur Gaétan Belles pour trois jours d'école buissonnière autorisée dans la garrigue pignanaise ! Une « école buissonnière » orientée vers des travaux pratiques relatifs à leur formation adulte de perfectionnement en techniques paysagères au CFPPA de Montpellier Agropolis. Ces activités étaient surtout axées sur la restauration des murets en pierre des oliveraies.

Des vergers anciens en fait, repris par le projet municipal de réhabilitation de la garrigue au travers de la remise en culture oléicole des parcelles abandonnées depuis des décennies.
Ainsi et concrètement, du plus jeune Vicentze (17 ans) au plus ancien Antonio (50 ans) tous ont pu s'initier en "manipulant du caillou" afin de construire un muret sans aucun mortier comme le faisaient nos anciens dans leurs vignes : « De simples pierres (parfois très lourdes), un outil pour les frapper (une massette de maçon suffit !) et surtout beaucoup de volonté et de courage arrosé de sueur ! »

Il ne manquait plus qu’un encadrement à la hauteur, ce qui fut fait avec Alain Mathieu (professionnel) et Gilles Fichou (président de l'association Pierres d'Iris) qui les accueillirent en essayant de leur inoculer le virus de leur passion : « Au milieu du thym en fleurs, des pistachiers, des salsepareilles et des oliviers, on leur a fait découvrir les panneresses, les boutisses, les cales, les boutisses parpaignes, la fourrure, les pierres relais, etc... Tant de mots inconnus  et barbares qu’ils ont pu apprivoiser au bout de leurs trois jours de découverte !

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Une connaissance fort intéressante qu'ils pourront rajouter aux sujets traités lors de leur formation au lycée agricole : débroussaillage, conception de jardins, reconnaissance du monde végétal, taille, irrigation, mécanique, traitement phytosanitaire, sécurité et maçonnerie paysagère. » Avec pourquoi pas au final, un jour, la transmission à leur tour aux générations futures de ce coup de main !

Au terme de leur séjour pignanais, les stagiaires ont eu la visite de madame le Maire Michelle Cassar accompagnée de Frédéric Gerbier (DGS). Ces derniers purent d’ailleurs apprécier les travaux réalisés par les deux équipes du lycée agricole qui sont successivement intervenues sur ce site.

Mais si vous vous promenez dans la garrigue, sachez que les travaux de réhabilitation suivent leur cours et devraient continuer dans les mois à venir : « A l'heure actuelle, deux capitelles ont aussi été restaurées... et d'autres pourraient suivre... ». Alain et Gilles rappellent d’ailleurs pour clore ce clin d’œil que « C'est une marque de respect et de reconnaissance pour nos anciens qui ont tant donné pour défricher ces lopins de terre ingrate et qu'il faut aussi tenter de transmettre une parcelle de ce patrimoine vernaculaire à nos enfants en le conservant le plus longtemps possible. »