Accueil Pignan | Tous les villages | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami


 

16.12.2010

Jean, l'aviateur d'une grande première

Jean Delpech : dernier survivant du 1er tour du monde en avion militaire

JD.JPG Jean Delpech à Haïfa au Free French Flight n°2. L’appareil est un Potez 63 – 11

En octobre 1944, le général Eisenhower décida de mettre à la disposition du général Koening un appareil de la 8e Air Force : le gouvernement américain transforma cette décision en faisant don d’un B17 à la France. Ce fut le début d’une aventure mémorable pour son équipage, composé alors d’un mécanicien naviguant du nom de Jean Delpech, Pignanais depuis des dizaines d’années. Une péripétie qui débuta réellement le 28 août 1945, date à laquelle l’équipage du « Bir hakeim » reçut l’ordre suivant : « Equipage et appareil mis à la disposition du vice-amiral Thierry d’Argenlieu. Destination Extrême – Orient, via Manille. Destination finale désignée ultérieurement ».

L’équipage allait alors partir effectuer le 1er tour du monde en avion militaire, pour un périple de 133H30 de vol : Paris, Le Caire, Abadan, Karachi, Colombo, Calcutta, Rangoon, Manille, ....en passant par Honolulu afin de faire les essais d’un réservoir supplémentaire, pour finir à Villacoublay ! Un voyage hors du commun pour Jean, né à Narbonne le 13/11/1921, d’un père communiste et qui s’engagea très tôt dans l’armée afin de lutter contre les Nazis. Et dans l’armée de l’air s’il vous plait, car il rêvait d’aviation depuis l’âge de quatre ans : « Je serai là haut plus grand ! ». Engagé à 17 ans dans les FFL, il rejoint le Général de Gaulle dès son appel du 18 juin : « Il fut toujours le premier à vouloir être au feu, de retour de mission il en venait même à se cacher dans l’avion afin de repartir de suite pour des missions qui ne devaient pas être les siennes.» Il finira sa carrière d’aviateur militaire en étant mécanicien d’essai chez Dassault (Dassault 315 & 320), mais avant « Toto » côtoya les plus grand : du général de Gaulle à Churchill en passant par la reine d’Angleterre et Pierre Mendès-France.

JD 2.JPG

Changement d’époque, et de cockpit, mais toujours la même passion.

Ce personnage, ce Monsieur, a été rattrapé depuis par un accident de la vie, mais lorsqu’il se promène dans les rues pignanaises, il a encore des réflexes de naviguant en reconnaissant la position de la mer grâce à la forme et à la couleur des nuages. Jean qui, au fait de sa vie de mécanicien connaissait la position de son avion en vol de nuit en regardant uniquement les étoiles, est ainsi le dernier survivant d’un équipage dirigé par le 1er pilote Francis Melville – Lynch qui décolla d’Orly un certaine 6 septembre 1945 à 11H30, mais il restera toujours pour sa famille et ses amis, « Toto »,  le sergent chef qui côtoya les plus grands.

Commentaires

il y a aussi mon oncle louis goudard qui fut aussi de l'équipage du bir hakeim ,comme second pilote ,décédé ,maintenant il y a quelques années ,et qui connaissait donc très bien le capitaine lynch ,comme une parti de ma famille

Écrit par : breche | 27.12.2011

Écrire un commentaire